« Caché par les douleurs du Sauveur, son abandon, sa solitude, derrière le voile, nous contemplons
le mariage du Christ. Il dépose le baiser d’amour sur la mort et la mort se réveille, éclate et devient
la vie. Il embrasse par sa souffrance toutes celles du monde, et les souffrances éclatent en joie de
Psaume 22
(Au chef de choeur: pour le sacrifice de l'aurore. Psaume de David.)
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné,
loin de mes appels, des paroles de ma plainte ?
Mon Dieu, je crie le jour et Tu ne réponds pas,
et la nuit même point de repos.
Et pourtant, Tu habites dans le sanctuaire, ô Gloire d’Israël !
En Toi nos pères ont espéré,
en Toi ils se sont confiés et Tu les as délivrés.
Vers Toi ils ont crié et ils ont été sauvés :
ils n’espéraient jamais en vain !
Et moi, je suis un ver, non pas un homme,
honte du genre humain, rebut du peuple.
Tous ceux qui me voient me bafouent,
ils ricanent en hochant la tête :
“Il s’est remis au Seigneur, qu’Il le libère maintenant,
qu’Il le délivre, puisqu’Il est son ami !”
C’est Toi qui m’as tiré du sein maternel,
confié aux mamelles de ma mère.
Sur tes genoux, je fus jeté dès ma naissance,
dès le sein de ma mère : c’est Toi mon Dieu !
Ne T’éloigne pas car la tribulation se fait proche
et personne ne vient à mon secours.
Des taureaux nombreux me cernent,
les buffles de Baçân m’environnent.
Contre moi baillent leurs gueules, lions lacérant et rugissant.
Je suis comme de l’eau qui s’écoule et mes os se sont tous dénoués ;
mon coeur est pareil à la cire, il fond au milieu de mes entrailles.
Ma gorge est sèche comme un tesson d’argile,
ma langue se colle à mon palais ;
je me couche dans la poussière de la mort.
Des chiens nombreux sont autour de moi,
une bande de vauriens m’assaille.
Ils ont percé mes mains et mes pieds,
je pourrais compter tous mes os,
eux me toisent et me surveillent.
Ils partagent entre eux mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique.
Mais Toi, Seigneur, ne Te tiens pas loin !
O ma force, hâte-Toi à mon secours !
Délivre mon âme de l’épée, ma vie de la griffe du chien.
Sauve-moi de la gueule du lion,
ma pauvre âme de la corne du taureau.
J’annoncerai ton Nom à mes frères,
en pleine assemblée, je Te louerai.
Vous qui craignez Dieu, célébrez-Le !
Race de Jacob, glorifiez-Le ! Race d’Israël, redoutez-Le !
Car Il n’a pas méprisé la prière du pauvre,
ni caché de lui sa Face, mais Il a écouté sa clameur.
C’est Toi ma louange dans la grande assemblée,
j’accomplirai mes voeux devant ceux qui Te craignent.
Les pauvres mangeront, ils seront rassasiés,
ils loueront Dieu ceux qui Le cherchent,
que leur coeur vive à jamais dans la joie !
La terre entière se souviendra et se tournera vers le Seigneur,
les familles des peuples se prosterneront devant Lui.
Car au Seigneur appartient le règne : c’est Lui le Maître des nations.
Devant Lui se prosterneront tous les puissants de la terre, devant Lui se courberont ceux qui
retournent à la poussière et mon âme vivra pour Lui.
Ma postérité Le servira, on parlera du Seigneur à la génération future,
on fera connaître sa justice au peuple qui va naître.
Litanies de la Vierge
Reine des anges, des patriarches, des prophètes, des apôtres,
Reine des martyrs, des confesseurs et des vierges,
Reine de tous les saints,
Reine élevée dans les cieux,
Reine de la paix,
Patronne des servantes de l’Eglise,
Prie Dieu pour nous !
Prière à la Mère de Dieu (de Monseigneur Jean)
Ave, Mère des cultivateurs et des vignerons,
de ton sein très pur est sortie la vigne de la vie éternelle !
Ave, Mère des troubadours,
la parole exquise bouillonne dans ton cœur
et de tes entrailles jaillit le chant nouveau
de la Résurrection. »